Les vendredis soirs

Qu’est-ce que vous faites de vos vendredis soirs vous autres? Moi, je le passe en thérapie, parce que ça me prends 2-3-4 jours avant de redevenir complêtement fonctionnel et que je ne peux pas me permettre la thérapie le mardi .. ou même le jeudi. Je ne travaillerais pas ben ben.

Donc je passe mes vendredis soir à replonger dans les événements de mon enfance, ce soir c’était les événements de mort. C’était d’avoir la tête dans un sac de plastique, je me le rapelle transparent mais je peux pas vraiment vous dire. Je me rapelle de vomir dedans, ce moment quand tu te fais étouffer ou mettre la tête dans l’eau, ou juste avant de perdre connaissance tu vomis. Et que là, j’avais du vomis plein la face, collé partout, et que c’était dégueulasse. Et ces moments avant, ou je déborde d’aggressivité, la mienne et celle de ceux qui s’en donne à coeur joie sur mon corps, avec leurs grosse mains, leurs gros pénis; tout était gros pour moi. J’était assez petit. Un peu trop jeune…

Ce vendredi je suis allez chez le thérapeute sur une note assez légère, je vous cacherai pas que j’ai hâte de vivre des moments légés. Très légés. Ultra légés, de voler! Mais lui sa job c’est de faire le ménage comme il faut, et contrairement à tous les psychologues et psychiatres de ce monde il a les bons outils en main pour le faire. Et donc on est partit sur une note de tristesse, je suis triste, pour moi, d’avoir perdu toutes ces années de ma vie, et pour ma mère qui .. ne bougera sûrement pas. Elle vient de se réenterrer solide là. Je suis triste pour ma soeur, qui reste sous le voil du mensonge du paternel qui l’empêche de vraiment avancer. Ça me rend triste parce que je les aime et qu’ils vont sûrement continuer à tourner en rond.

Et je me suis ramassé assez rapidement dans les moments APRÈS avoir repris connaissance, mon cerveau si disfonctionnel, embubés, embrouillé par l’alcool, je dans une létargie à rendre dépressif même un fantôme millénaire. Perdu, pris, à ne pas pouvoir vivre; à ne pas pouvoir m’épanouïr, à avoir peur de faire quelque chose qui causerait que ça recommencera, et je sais très bien que ça va recommencer. Quand ces émotions montent pendant la semaine j’ai des envies de suicide; mais c’est devenu des envies de suicide légé, comme si le suicide c’était d’une beautée étoilée, joviale et drôle, ou pour causer du remord à mon père ou ma mère. Même si c’est évident que mon père ne connaitrait aucun remord.

Là.. tout se passe bien. Je veux dire, je vais bien. Il y a ces émotions-là, qui quand elles remontent, me dérange, brouille ma vision et mes idées, mais c’est pas exactement désespérant comme avant. Je n’ai plus ces émotions de culpabilité, de peur, d’avoir aucune valeur. c’est déjà incroyable; bon j’ai mal à l’anus de façon presque régulière, des fois ça monte tellement que je sais plus ou me mettre, ni quoi faire, je finis souvent sur le bol à attendre que ça passe. Je sais pas pourquoi la toilette me réconforte, mais ça me réconforte légèrement; juste assez pour que j’arrête de capoter.

Et donc, en suivant ses doigts pour le mouvement occulaire, je suis revenu tranquilement aux moments entre la vie et la mort. Et à avant, juste avant, le vomis dans la face ou le mélange de vomis, d’excréments et de sang plein les narines, on aurait dit que ça montait jusque dans mes sinus. Et le sac, le souvenir si clair du sac, et dans mon ventre ça fait tellement mal, ça ne veut pas bouger de là, ça ne veut pas que ça monte, toutes ces émotions comprimés. WTF!

Là je pue, je sens.. l’insécurité, avoir eu peur à mourrir, passer quelques moments entre la vie et la mort. Par-ci, par-là. Le temps arrête, je dois vous avouer ne me rappeler d’aucun tunnel. Mais bon, ça veut pas dire que ça m’est pas arrivé!

Et avant, l’avant de l’avant, le moment ou tu te dis, CALISSE ILS VONT-TU ARRÊTE DE M’ENCULER. J’avais beau être saoul mort, j’avais beau avoir vomis mes trippes, je me souviens. JE ME SOUVIENS. Ça doit venir de là la plaque d’immatriculation du QUÉBEC. L’abus sexuel c’est si commun ici. ON SE SOUVIENT DE QUAND VOUS NOUS AVEZ ENCULÉ CALISSE.

Pis voilà.

Le Tyran de la Culpabilité

J’hésite entre donner le titre de tyran de la culpabilité à mon père, ou celui de psychopathe. Franchement, il mérite les deux. Alors que j’étais encore très jeune, mon père tentait de vivre sa vie homosexuelle en cachette et sans se donner le droit de le faire ouvertement. C’est clair qu’il était marié à une femme, et avait déjà deux enfants. Mais ça ne l’empèchait pas d’avoir des pulsions, des envies et je suppose des érections. Le problème c’est quand tu emmènes ton fils en appât, que tu l’offres à un groupe d’homosexuels, ouvertement, sans aucune retenue. Que ton fils finit par se retrouver à te manger l’anus parce que l’homme qu’il convoitait jouissait de sa position de pouvoir et avec toute impunité prenait clairement avantage de la situation.
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L’amour du désespoir

“C’est de ta faute mon petit crisse, c’est toi qui me fait faire ça calisse.”, “T’aime ça petit tabarnak, c’est de ta faute, c’est toi qui l’a voulu.”.

Quand un agresseur sexuel, surtout les pédophiles abusent de leurs victimes, ils ont ce besoin malaisant de remettre la faute sur la victime. Quand la victime a l’âge de la raison, elle peut faire la distinction entre ce qui est vrai, et la projection. Quand t’as 3 ans, t’es moins capable de faire la différence. À quatre ans non plus, et puis quand tu es saoul mort, ben il se passe pas grand chose. C’est quand même surprenant à quel point on enregistre tout; je n’y aurais pas cru.
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L’amour artificiel

En premier lieu, il faut comprendre le mot artificiel, qui tient sa racine dans le mot artifice: moyen habile destiné à tromper. Mon père est roi, le roi de tous les rois là-dedans. En fait il aura vécu toute sa vie dans un artifice. Et l’amour qu’il proclame avoir pour les gens qui l’entoure c’est que ça; un artifice.

Il a passé 10 ans à me voir jouer au hockey. 10 ans, à disons 20 heures par mois, disons 8 mois par année. Ça donne 1,600 heures. Il a donc passé 1,600 heures de sa vie à regarder son fils qu’il “aime” jouer au hockey, se donner comme peu d’enfants le font. Tout le monde disait que j’avais tellement de coeur au ventre. En plus, comme on habitait en campagne, il a du passer au moins un autre 1,600 heures à me transporter en voiture, aller-retour tout ça pour jouer au hockey. Et dans la voiture, il ne se disait pas un seul mot. Jamais. Pas un seul. Et donc 3,200 heures de sa vie, il a pas trouvé le moyen d’encourager, et il prétend aimer. Ça fait aucun sens. J’ai osé lui poser la question une fois: À quoi tu pensais, pendant que tu me regardais jouer au hockey sans m’encourager? Il se passait quoi dans ta tête? Tu faisais quoi?
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de l’amour et de la haine

Il y a deux ans environ dans un salon de médiums/travailleurs à de l’énergie à granby j’ai rencontré une femme, Mélanie Chagnon. Elle arrive à se connecter à ton âme et te livrer des messages. C’est rare des vraies médiums, je veux dire c’est très rare des gens qui sont capable de le faire sans tinter le message de leur ambitions et projections. Elle y arrive sans aucun effort. Je l’ai vu dans un contexte d’une session d’essais, de 10 minutes et j’avais le choix de lui poser une question directement ou qu’elle lise mon corps. Depuis des années j’ai un malaise au genou gauche. Ça fait pas vraiment mal, mais parfois oui. C’est un mal chronique faible. Il me retient beaucoup dans mon expérience de vie. Je fais moins de sports à cause de ça. Quand je fais de la thérapie ça s’empire. Bref j’ai demandé à Mélanie d’aller lire dans mon genou, c’est quoi le message?
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avoir manqué d’amour à l’enfance

J’ai manqué d’amour étant enfant.
J’ai manqué d’amour et à 8 mois on a commence à mettre de l’alcool dans mon biberon pour m’habituer.
À un an et demi mon grand père a inséré des ustensile dans mes orifices, tsé celui du bas du corps fait pour chier là.
À 2 ans avec ma soeur on a eu droit à la totale, dans la roulotte chez mes grands-parents. Mon anus a saigné en sale, j’ai mangé des excréments, et ma grand-mère nous a nettoyé.

C’était pas si excitant. Tsé. Après il y a eu les gang bangs, l’alcool jusqu’à vomir, la tête dans le tonneau ou dans un sac plastic jusqu’à perdre connaissance question que je ne me révolte pas.
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The act of “moving on”, a mere mental trick

I have been doing therapy for many years now, 5 or 6. I don’t know how much I spent, at least 30,000$. I tried so many things, SO MANY. There is one concept, one element that keeps coming back in people’s mind towards my situation: Moving On.

I know now, from experience that moving on is nothing but a mental trick. Where do you want to move to? Where is the pain in the first place?

Generally speaking the pain is inside of you. You’ve captured it, wove a thread of thoughts around it and disallowed it to flow through. It occupies space inside of you. Then once in a while, you have a trigger, a situation, something happens and the pain is awoken again. These situations are generally exterior and no matter how much effort you put into controlling the reaction, YOU are not reacting. The disallowed part of you is. And since you disallowed it in the first place, why would it listen to you? It will not. And it will keep reacting. Until the day where you gather enough courage to face it, to ALLOW it into your being. To liberate it, to let it flow.
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Human Mechanics Insight (Guilt, Dissing, Compromises and Being Too Nice)

Hi,

This post is about some understanding and insight that I need to unload off my consciousness into the blogosphere.

First, about RELATIONSHIPS and DISSING.
It is impossible to enjoy dissing others if you don’t spend your energy doing things you don’t feel like; or, to put another way, if you don’t force yourself to be nice to people you don’t actually like. The energy unload (and hence enjoyment) that can be harvested at dissing needs to be accumulated in you first to feel a relief or some sort of powertrip. And to accumulate it you need to either force yourself to be nice to people you dislike; or in general answer to request when those requests didn’t feel necessary.
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A day trip to Whiteface Mountain (Vermont)

Yesterday I went hiking at Whiteface Mountain (Vermont) with my friend Yann. It is about 2hrs drive from Montreal, and we left pretty early. Got surprised that the Champlain bridge was closed, had to do many detours; and it was raining a bit when we got there but thankfully as we got closer rain became snow! Here are some pics.