Unloading Pt.2

0 Biographie  |   June 29, 2016  |     270

Hier, ou plutôt avant hier, j’ai décidé de laisser le mal resurgir, lui donner la place de roi. Il s’en est suivi un post sur mon blog qui a du faire mal. Il a du faire mal parce que j’ai mal en dedans, j’ai tellement mal! Et quand tu as mal, tu veux faire mal; c’est pas compliqué comme démarche really.

Quand je rentre dans ce qui me fait mal, je suis assez implacable. Aussi implacable que quelqu’un qui est au prises avec un aggresseur, saoul, dans un planché de béton d’un ‘stall’ à cheval dans un écurie. L’agresseur a un pied sur ma tête, ma mâchoir disloque sous le poids pendant qu’il me crie des obscénités et qu’il m’encule. C’est assez implacable comme comportement, alors moi, dans ces états-là; je le deviens aussi.

Dans cette douleur il n’existe pas de raison, ou de raisonnement, ou d’expression. Il n’y a ni vent, ni brise, ni mouvement; rien ne bouge. Ça fait juste mal, de partout, la confusion induite par l’alcool est impénétrable. Beaucoup de gens ont tentés de me raisonner, de faire parler la douleur; il y a rien à faire. Je ne suis pas joignable dans cet état-là. Il existe une seule personne, Dani, qui arrive à y aller.

Le fait que chaque fois que je me suis débattu ça a empiré, que quand j’étais tout jeune, mon grand-père s’amusait à jouer à un jeu avec moi. Il me faisait peur, pour que je court et ensuite me rattrappait et m’agressais. Et il recommençait comme ça, fois après fois, comme un jeu. Un jeu sadique qui a installé des faussetés dans mon cerveau; creu, très creu dans mon insconcient. Le fait que ma grand-mère me prenait à part, prenait soin de moi après les abus dès l’age d’un an, deux ans, pour me dire qu’il ne fallait surtout pas que je crie, ou que je m’exprime, sinon elle aurait mal et elle ne pourrait plus m’aimer. Le fait qu’ils m’ont habitués graduellement à l’alcool en en mettant dans mon biberon si jeune, tout ça. tout ça ensemble a créé un mécanisme puissant de refoulement qui n’a qu’amplifié et concentré cette douleur. Rajoute à ça que mon grand-père m’aimait, qu’il était pas mal le seul à en être capable dans l’environnement immédiat, qu’on s’amusait ensemble avant les abus, même si c’était tjrs des cadeaux empoisonnés; au fait qu’il représente l’autorité; que mon père avait donné sa pleine approbation à tous ces abus. Tout ça fait que c’est un bloc de noirceur vraiment difficile à percer. Vraiment immuable.

Pendant des années en cranio sacré les thérapeute tentaient de le pénétré mais ça marchait pas. Et moi depuis vraiment longtemps, je le refoule, le plus possible. Le désir de faire mal. Mais pour rester balancé quand on refoule quelque chose, si on veut un équilibre et un semblant de bonheur il faut faire l’opposé dans le monde réel. Projetter l’opposé dans les autres, dans son environnement. Et donc depuis presque tjrs moi je donne, je fais du bien autour de moi et j’en fais jamais assez. Il faut que j’en fasse, le plus possible. Plus je refoule creux, plus je dois pousser vers l’extérieur fort le contraire. Pour les gens autour de moi ça doit sembler peut-être too much par moment; ou juste beaucoup. Ce que ça fait c’est que ça attire les gens qui aiment prendre parce que moi je donne et je demande rien en retour. Au long des années je me suis entouré de ces gens; je dis pas que c’est des mauvaises personnes; elles préfèrent prendre et moi j’ai besoin de donner et ça fait du bien à tout le monde. Sauf que je me vide, je deviens comme un raisin sec, et ça me frustre à un moment donné parce que je sais clairement que je devrais recevoir aussi. J’ai été sugar daddy un moment, avec une belle russe au cul de la mort; on baisait beaucoup. Nos rôles étaient définis, elle s’amusait et s’habillait comme une poupée et me donnait du bon sex; moi je la faisais voyager, je payais tout, absolument tout. Et c’était ça le deal. Quand un petit gars a besoin d’amour, et qu’il a besoin de donné, et qu’il a quand même l’argent nécessaire pour supporter tout le monde; ça marche. Mais elle était pas capable de faire l’amour; et moi je veux tout le temps, que tout le monde autour de moi s’épanouisse spirituellement. Les gens assez proches en tout cas. Elle a commencé à méditer, mais reste qu’elle prenait. Et beaucoup et comme moi je ne me sentais pas à la hauteur dans mon apparence physique je donnais vraiment trop. Et un jour j’ai explosé. Je l’ai crissé dehors, comme on dit; avec un certain préavis; et je suis parti en voyage dans l’ouest skier le temps qu’elle crisse le camps. Le mec avant moi, un américain, elle l’avait trompé solide et amené au bord de le faillite. Moi je ne suis pas assez con pour me rendre là, et c’était pas vraiment une question d’argent mais plus une question d’équilibre. Et d’insatisfaction. J’étais insatisfait de donner autant et de recevoir que trop peu; si au moins elle avait été capable de faire l’amour. OUI J’ADORE BAISER. Mais j’ai besoin de plus que ça.

Il y a aussi d’autres gens comme ça, qui s’habitue à moi qui donne tout le temps et qui demande rien; des gens ambitieux qui finissent par prendre pour aquis que je donnerai toujours quand moi au fond je cherche plus du partage que de donner à sens unique.

Bref, je donne trop. Chaque fois que j’arrive dans une situation, je vois ce que je pourrais y apporter. c’est mon premier réflexe; et il est infallible; il et tjrs là. C’est inné chez moi ce flux d’amour. Il a beaucoup d’expérience; beaucoup de vécu, beaucoup de vies passé dans cet état-là.

TOUTEFOIS avec l’amplification poussée par le refoulement de ‘je veux faire mal’; ça devient insatiable. J’arrive pas; et le problème ne se règlera que si je ‘deal’ directement avec le mal. Pas trop directement, mais assez. Et là, d’habitude je me sens pris au piège parce que l’aggressivité, la douleur, le mal, c’est pas des valeurs de société. Et j’ai peur de me retrouver tout seul dans un coin avec une carence affective de 37 ans. et de m’écrouler par en-dedans.

Comment je vais faire pour donner vie au ‘je veux faire mal’?

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