je vais écrire

0 Biographie,personal  |   May 14, 2016  |     579

pour écrire, pour me permettre de comprendre; ou du moins d’essayer. déjà là je trouve que c’est un gros mandat. J’ai vu des choses en thérapie ces derniers mois qui expliquent mieux ‘comment’ c’est possible que mon enfance ait été aussi difficile; les deux acteurs principaux dans ma vie d’enfant on clairement donné le ton à la relation que j’allais avoir avec les aggresseurs. Mon père, le premier et le plus significatif, qui me répète fois après fois, qu’il ne m’a rien fait, qu’il ne m’a pas protégé. Ce père qui, quand on allait en visite chez mon grand-père à la roulotte, baissait la fenêtre de l’auto à notre arrivé pour me mettre dans les bras de mon grand père, au passage. Sachant exactement ce qui m’attendait. J’étais une pièce de marchandise, un objet, qui servait à mon père pour qu’il accumule des points. Pas des air miles, ni des air lousses, mais une forme d’acceptation et d’accréditation dans le cercle des orgies masculines, et moi j’étais le prix d’entré. Une forme d’acceptation de la personne gai, d’autorité, et immonde qu’était mon grand père. Avec les viols, les abus, auxquels mon père a plus d’une fois assisté; ou les enfants devenaient une monnaie d’échange pour monter dans l’échelle et trouver un meilleur sort, une forme de libération du fardau social qui l’avait poussé à marier une femme qu’il aimait pas; je suppose que c’était pas facile être gai en 1970, et je suis pas 100% certain qu’il savait qui il était, ni ce qu’il voulait.

Bref, j’ai eu accès à un souvenir qui, lors de notre arrivé à la roulotte, mon père baisse la fenêtre de l’auto et offre son fils de 3 ans à mon grand-père; comme une marchandise qu’on livre à un client, sachant bien que le client allait maganer la marchandise un peu mais pensant qu’il était capable d’en prendre mon fils. De toute façon le grand-père allait le saouler, il ne se souviendrait de rien. Visiblement. Je me faisais violer, saoulé, et noyé. Noyé juste assez, pas trop, juste assez pour que je perde connaissance mais avant que mes poumons se remplissent d’eau. Et pendant que j’avais la tête dans l’eau; mon grand-père m’enculais. En me criant après, comme un détraqué. Je le méritais, c’était de ma faute. Je ne pouvais rien avoir de plus ou de mieux dans ce monde; que de me faire violer et noyer en même temps. Il aimait aussi ça, apparemment, vivre des trips de nécrophilie. c’était son dada, la cerise sur le gâteau, sa raison d’être. Et mon père lui, en reprendant possession de sa marchandise, l’inspectait en se disant c’est pas trop pire, j’espère que ça paiera. J’espère que ça me rapportera. En fait mon père c’est un investisseur, quelqu’un qui mets des faveurs futures de côté pour une journée pluvieuse dans sa vie. Il faisait juste se protéger; en me maganant. Sûr que le lendemain je m’étais dissocié et je ne me souvenais de rien; de rien du tout. Juste un feeling, un feeling pas bon, difficile, qui se fait sournois et refait surface pour te hanter sans que tu puisses jamais mettre le doigt dessus. Un feeling que j’ai pas de valeur, que je vaux rien, que personne va me protéger, personne va m’aider, personne va prendre soin de moi vraiment. Au lieu les gens qui sont supposés le faire ils vont m’offrir à la démence.

Ça fait du sens maintenant que quand, le matin je me levais et j’avais; pendant la nuit; tout renversé mon lit, plus un seul drap, oreillé, couverture sur le lit. Juste moi, moi qui était ‘agité dans son sommeil’ selon mon père. Ça fait du sens qu’il a jamais essayé de comprendre (selon ma perception) ce qui pouvait bien m’agiter tant. Il savait déjà le trou de cul! Il avait pas besoin de s’intéresser à moi pour comprendre, de me montrer de l’amour. Il avait juste à se rappeler sa dernière inspection de sa marchanside, ou la dernière fois qu’il avait regardé Hector, Guy, Gaetan ou Wilfrid m’enculer. C’est pas si compliqué.

Avec mon père donc, dans mon inconscient, c’était vraiment pas ambigu; je valais rien. Rien sauf d’être utilisé à sa propre faveur. Plus tard mon père, dans un des nombreux moments de confrontation avouera qu’il s’était trompé, dans un élan de fausse humilité ou il a clairement démontré qu’il disait ça pour me donner quelque chose; mais qu’au fond il avait encore la conviction d’avoir bien fait.

Ça fait aussi du sens maintenant pourquoi pendant 2-3 ans il a tout dit pour me décourager de porter plainte à la police; pourquoi quand les policiers sont venus chez moi il a détourné la conversation pendant 30-45 minutes, pourquoi il n’a même pas osé parler de moi, ou ce qui m’était présumablement arrivé. Qu’il disait me supporter une fois que je venais de finalement passer à l’acte et de porter plainte, mais que je ne le sentais pas du tout. À ce moment-là j’aurais jamais été capable d’imaginer que mon père était incriminable, qu’il avait offert son fils à des abuseurs de son plein gré, qu’il les avait regarder m’abuser et me battre et me saouler et me noyer. Et que quand je lui disait que j’essayais de transpercer ce que j’apelle un ‘bulle de hangover’ donc un souvenir qui n’est pas encore dévoilé, enrobé du hangover, qu’il me disait que je devais passer à autres choses.

Ca explique aussi pourquoi quand ma mère nous suggérait des remèdes homéopathiques mon père s’interposait pour dicter le dosage et la fréquence. Il faisait tout pour diminuer l’impact des médicaments, s’assurer que ça ne marchera jamais vraiment.

Que quand j’étais enfant et qu’il coachait mon équipe de hockey, j’avais le sentiment qu’il faisait tout pour éviter de démontrer du support à son fils, qu’il était sur le qui-vive, de peur de donner l’impression de me donner des privilèges; et donc de donner plus d’attention aux autres joueurs. 12 ans à jouer au hockey, ou presque, et jamais un seul petit commentaire sur ma façon de jouer, positif ou négatif. C’est pas surprenant; tu ne supportes pas une marchandise.

Et je pourrais continuer ainsi sur des pages et des pages. Tout ce que je peux dire c’est que le voil est tombé, toutes ses prétensions fausses ont disparus et que je vois finalement le vrai homme. Le trou du cul royal, monumental qui un jour a foncédé ma mère avec son sperme infecte et que j’en suis sortit bébé.

Je me souviens aussi des ces moments-là. L’Accouchement, mon premier ‘feeling’ de mon père, dès la première secondes qu’il m’a pris j’ai su qu’il était trou de cul; j’ai pleuré, et j’ai pleuré, et pleuré. J’allais passer au cash et je le savais. Je déteste cet homme, dans toute sa noirceur; tout ces mensonges, ces non-dits. Ses ostis de chansons d’amour qui jouaient en boucle dans la maison, pour lui donner l’illusion qu’il aime. Il ne connait rien à l’amour et à son âge il est pas prêt de changer.

À ma naissance j’était trop lumineux pour ce monde, et la nature aime l’équilibre, elle m’a mit dans les mains des pires trous de cul qui existent.

Ça donne quand même une idée de comment mon père me traitait. Il y a un moment je suis rentré chez eux et je l’ai confronté, et cette fois-ci j’étais absolument décidé de ne pas tomber dans aucun patterns. l’homme que j’ai découvert, il vrai, il est d’une laideur immonde. Il est apparu dans un moment ou j’ai kické sa production de sirop d’érable et là, dans un moment de spontanéité (très rare, un menteur ne peut pas se permettre d’être spontané!) j’ai vu l’horreur de sa nature dans ses yeux. Il voulait me frapper, moi j’attendais juste ça. Qu’il me frappe le calisse!! Je lui aurais tout fait vivre, au complêt. D’un bout à l’autre, comme dans un film. Ok je lui aurait peut-être pas chier dans la bouche. Il aurait pas mangé ses propres excréments non plus. Même dans ces moments vindicatifs j’ai pas particulièrement envie de manipuler de la marde. Il s’est repris. Il ne m’a pas frappé. Il a plutôt appelé la police. Il voulait que je disparaisse pour que son univers de mensonge qu’il a soigneusement tissé pendant 30-40 ans parte pas en fumé.

Et ma mère. Ma mère a surpris mon grand-père quelques fois; alors que je me faisais voiler. Elle l’a surpris mais elle était pas capable de voir ce qui se passait. Elle se projettait à ma place dans les bras de son père, en quête d’une forme d’affection ce qui ouvrait la porte à une douleure intolérable et là, son cerveau tiltait. Il l’a violé toute sa jeunesse, elle ne s’en souvenait pas. Elle était pas capable de voir ce que son père faisait à son fils.

Un fois, ils ont étés surpris et mon père était là. et ce souvenir là, ma mère n’a pas pu l’effacer complêtement. Je ne sais pas ce qu’elle en a fait.

Alors que mon père a clairement mit la table pour que ses enfants vivents dans un atmosphère d’abus et de torture, ma mère elle était incapable de rattraper la situation. Et donc, on a tous étés abusés. A répétition bien que je crois que j’ai passé au cash beaucoup, beaucoup plus que mes soeurs parce qu’ils aimaient mieux les petits gars que les petites filles. Émilie a passé au cash avec mon oncle surtout, Julie quelques fois avec mon grand-père et la gang, et moi.. près d’une centaine de fois.

Et voilà la belle famille. Et voilà le pire trou du cul de monde. Et voilà ce qui explique comment je me sens depuis décembre. J’arrive pas à régler la situation encore bien qu’elle est moins pire que pendant le temps des fêtes. C’est une plaie gargantuesque pour mon amour propre, un obtascle incontournable pour que je réussisse un jour à m’accomplir. Je vais devoir le dissoudre, à coup d’EMDR, de retours en arrière et .. le problème c’est ce ET. ET quoi? Il manque quelque chose à l’équation. Une soupape. Un exutoire.

D’après mes dernières session de trance, j’en suis à 40% du processus de guérison. J’imagine même pas ce qui m’attend.

M

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