de l’amour et de la haine

1 Biographie,personal  |   March 8, 2015  |     1654

Il y a deux ans environ dans un salon de médiums/travailleurs à de l’énergie à granby j’ai rencontré une femme, Mélanie Chagnon. Elle arrive à se connecter à ton âme et te livrer des messages. C’est rare des vraies médiums, je veux dire c’est très rare des gens qui sont capable de le faire sans tinter le message de leur ambitions et projections. Elle y arrive sans aucun effort. Je l’ai vu dans un contexte d’une session d’essais, de 10 minutes et j’avais le choix de lui poser une question directement ou qu’elle lise mon corps. Depuis des années j’ai un malaise au genou gauche. Ça fait pas vraiment mal, mais parfois oui. C’est un mal chronique faible. Il me retient beaucoup dans mon expérience de vie. Je fais moins de sports à cause de ça. Quand je fais de la thérapie ça s’empire. Bref j’ai demandé à Mélanie d’aller lire dans mon genou, c’est quoi le message?

Je la sentais se promener dans mon corps, je sentais sa présence bouger, traverser les couches, me demander. Elle y est arrivé et m’a dit plusieurs choses. La première que j’étais venu sur terre pour faire face à l’adversité. La deuxième que mon grand-père maternel m’aimait mais que sous l’influence de l’alcool et avec son bagage il était incapable de se retenir à m’abuser. Et donc, comme j’étais en manque d’amour j’étais vulnérable et j’avais une soif d’amour tellement grande que je recherchais même la sienne. Ça commençait souvent en petit trip le fun, faire du quatre roues. Aller à la pèche, jouer a un jeu ou un autre. Mais dès qu’on s’isolait, dès que les autres disparaissaient, ça virait mal. Rendez-moi un service et aimez donc vos enfants. Ça va les protéger, les protéger plus que n’importe quelle protection, assurance, vitamine. Offrez-leur votre présence, tout votre intérêt, écoutez-les, calinez-les.

Pendant des années j’ai joué au hockey
Dès l’âge de 3 ans je pense. Mon père s’est beaucoup impliqué, le hockey c’était fort dans ma famille; mon oncle a joué dans la LNH, le mari de la soeur de mon père. Michel Bunny Larocque de son nom. Il a eu une grande influence dans nos vies. Mon père donc s’est beaucoup impliqué, au niveau de l’organisation, financier et de son temps. Supporter un enfant qui joue dans un sport ça implique beaucoup de choses. Je n’ai pas un bon souvenir de ces années-là. Je n’ai pas grand chose de positif à dire. Il a décidé de s’impliquer à tous les niveaux sauf le plus important. Et ça faisait son affaire comme ça. J’ai joué au hockey pendant 10 ans au moins. Je jouais compétition à la fin et ça donnait des calendriers assez chargés. Pendant les dernières années on jouait ou pratiquait près de 25 jours pas mois. Il y avait les camps de hockey aussi, et la saison était longue. Mon père malgré son support financier, et de temps, était complêtement absent. Aujourd’hui je comprends qu’il s’en foutait. Mais dans ce temps-là je ne comprenais pas. Je me donnais, je donnais tout ce que j’avais à chaque partie mais j’avais très peu de confiance en moi. Très peu sinon aucune. Et donc j’étais un excellent ‘plombier’, mon coach comptais sur moi mais je ne scorais pas de buts. J’avais pas confiance. Je sortais la puck des coins, même s’il y avait là 3-4 gars plus gros que moi, je patinais vite, j’avais aucune retenue à l’effort physique mais niveau habileté et confiance pour faire des buts: niet. C’est pas surprenant puisque malgré 10 ans à jouer au hockey mon père n’ai jamais fait le moindre commentaire sur mon jeu, ne m’a jamais encouragé, n’a jamais même dit: bonne partie. Pas une seule fois. Pendant qu’il était coach, il avait plus peur que les gens croient qu’il me prévilégie qu’autre chose. Il a une panoplie d’excuses pour justifier son comportement. Mais il n’y a rien de vrai dans tout ça.

Faut dire que quand tu es capable de regarder ton beau père enculer ton fils sans intervenir, tu es assez failé dans ta tête. Tu t’en crisse pas mal de ton fils.

Et alors tous ces efforts mis à permettre à ton fils de jouer au hockey: on se demande bien pourquoi.

Une fois, je suis allé jouer au hockey dans l’équipe de ma tante Hélène, avec mon cousin. C’était à Hawkesbury, un tournoi d’une fin de semaine. Ma tante elle faisait quelque chose de spécial, elle m’encourageait, ça me donnait des ailes. On a gagné les premières parties avec une énorme facilité. Jusqu’à la finale. Et à la finale la magie c’est produit. On a gagné 6 à 4. Et j’ai score la majorité des buts de mon équipe. Moi qui ne scorait jamais. Quand je suis revenu du tournoi j’ai parlé de mon expérience pendant des semaines et mes parents ça les a fait chier. Eux qui croyait dans leur tête tout faire pour leurs enfants, et bien ils voulaient juste que je me ferme la gueule et que les choses rentrent dans la normale. Mais moi j’avais vu, vécu une expérience qui transforme. Et je voulais la retrouver. Hélas ça ne s’est jamais reproduit. Vite je suis rentré dans la routine d’abus, de saoulerie, d’absence d’amour et de perditude.

Revenons à mon genou. J’ai un livre: ton corps te parle. Il contient une interprétation des maux du corps, par partie. Le genou gauche c’est que j’accepte pas ce qui s’est passé. Je n’accepte pas ce qu’on m’a fait. Je refuse d’avancer.

Si j’écris tout ce texte c’est dans le but de me libérer. Au bout de 6 ans de thérapie, il est grand temps de faire une synthèse. Il est grand temps de laisser couler tout ça. Je voulais l’illustrer mais ça sort tout croche.et ma tête veut participer. Alors je la laisse participer.

Comments
  • March 10, 2015 at 6:22 pm

    Josée

    Je suis la, Martin, a te lire et à accueillir … A t’accueillir.
    Oui je t’entends…
    Avec amour,
    Josée

Leave a Reply